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Cupidon en bourse : la Saint-Valentin peut-elle rimer avec gains ?

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keytradebank.be

09 février 2026 

3 minutes à lire

Le ciel bleu sur nous peut s’effondrer / Et la Terre peut bien s’écrouler / Peu m’importe si tu m’aimes… La Saint-Valentin est une économie en soi. Y verrez-vous une opportunité à saisir ?

La Saint-Valentin est un événement commercial. Rien qu’aux États-Unis, on estime que les consommateurs ont dépensé 27,5 milliards de dollars en cadeaux de la Saint-Valentin en 2025 (source). C’est un montant record. Les Britanniques ont quant à eux dépensé environ 2,1 milliards de livres (source). Et selon la dernière enquête, les Belges ont dépensé quelque 80 millions d’euros pour la Saint-Valentin en 2020 (source).

Des fleurs aux bijoux, du chocolat aux voyages de luxe : Cupidon se joue des récessions et de l’inflation. Au contraire, les dépenses augmentent d’année en année (source).

Pour les investisseurs, la question est de savoir quelles entreprises bénéficient de cette flambée annuelle de dépenses. Et les actions de dating, qui profitent toute l’année durant de la quête de l’amour, sont-elles plus intéressantes ?

Apps de dating : de la hype à la reprise ?

Il y a quelques années, les actions de dating étaient la coqueluche de Wall Street. La pandémie leur a donné des ailes. Mais aujourd’hui, la lune de miel entre les investisseurs et ce secteur est plutôt terminée. Le secteur est globalement confronté à une baisse du nombre d’utilisateurs. L’une des principales raisons est que la Gen Z, c.-à-d. les personnes nées entre 1997 et 2012, est beaucoup moins intéressée par les rencontres en ligne que les milléniaux (source).

Zoom sur quatre grands acteurs

1. Match Group (MTCH)

La société mère de Tinder, Hinge, Plenty of Fish et OkCupid a déjà perdu plus de 80 % de sa valeur depuis son pic en 2021. À son apogée, le groupe de dating valait plus de 45 milliards de dollars, contre 7,5 milliards aujourd’hui (source : Bloomberg – situation au 13 janvier 2026). Match Group se présente aujourd’hui comme l’acteur « value » du secteur. Le rapport cours/bénéfice pour les 12 prochains mois (le « forward price-to-earnings ratio » ou « forward P/E ») s’élève à 11,4, ce qui rend l’action relativement attrayante (source – situation au 13 janvier 2026). Ce chiffre est basé sur les attentes des analystes et ne constitue pas un indicateur fiable des performances futures. Selon les analystes, l’action présente un potentiel haussier de 16 % (source – situation au 13 janvier 2026).

2. Hello Group (MOMO)

Hello Group est une entreprise technologique chinoise qui fournit des services sociaux et de divertissement mobiles. Ses principaux produits sont l’app Momo, très populaire en Asie, et l’app de dating Tantan. L’entreprise combine des fonctions de dating traditionnelles avec de courtes vidéos, des possibilités de chat et d’autres fonctionnalités interactives. Hello Group est une action qui parlera aux investisseurs contrariens. Le rapport cours/bénéfice attendu pour les 12 prochains mois s’élève à 7,5, tandis que les analystes y voient un potentiel haussier de 33 % (source 1 etsource 2 – situation au 13 janvier 2026). En net, Hello Group a plus de liquidités que de dettes (source).

3. Bumble (BMBL)

L’entreprise américaine Bumble est connue pour Bumble et Badoo. Bumble est cotée en bourse depuis 2021, mais affiche une croissance décevante des utilisateurs et du chiffre d’affaires, ce qui a entraîné des restructurations. Pour son premier jour en bourse, l’action a dépassé les 75 dollars. Actuellement, elle vaut moins de 4 dollars (source : Bloomberg – situation au 13 janvier 2026). Le rapport cours/bénéfice attendu n’est que de 3,85 (source – situation au 13 janvier 2026), ce qui rend l’action très bon marché. Sur papier, Bumble présente un potentiel haussier de 27 % (source – situation au 13 janvier 2026). Il y a toutefois de risques élevés, ce qui fait de Bumble un placement réservé aux investisseurs qui oseront parier sur un comeback éventuel.

4. Grindr (GRND)

Grindr est l’entreprise américaine derrière l’app de rencontres et de réseaux sociaux du même nom, principalement axée sur la communauté LGBTQ+. Grindr est le titre sectoriel qui mise le plus sur la croissance. Pourtant, son cours n’a pas suivi. En 2025, l’action s’est contractée de près d’un quart (source). Le rapport cours/bénéfice attendu s’élève à 22,5 (source – situation au 13 janvier 2026), ce qui en fait l’action la plus chère des quatre. Pourtant, selon les analystes, Grindr a un potentiel haussier de 65 % (source – situation au 13 janvier 2026).

Actions de la Saint-Valentin : plus que des fleurs et du chocolat

Pour ceux qui veulent miser spécifiquement sur le pic annuel de la Saint-Valentin, il y a de nombreuses autres options. Les actions traditionnelles de la Saint-Valentin sont des entreprises qui profitent de la hausse des dépenses des consommateurs autour du 14 février. Mais attention : anticiper une fête n’est souvent pas une stratégie judicieuse, car le marché tient déjà compte de ce type de tendances saisonnières.

Les fleurs sont le grand classique. Environ 37 % des Américains achètent des fleurs pour la Saint-Valentin, ce qui représente un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars (source). La Saint-Valentin est ainsi la période la plus chargée de l’année pour les fleuristes. 1-800-Flowers.com est l’un des rares acteurs cotés en bourse.

Le chocolat est également indissociable de la Saint-Valentin. Les chocolatiers belges réalisent d’excellents résultats en cette période. Bois Sauvage, la holding de Neuhaus, propose des collections spéciales pour la Saint-Valentin. Au niveau mondial, Hershey’s, Mondelez et Lindt & Sprüngli sont des acteurs majeurs.

Les bijoux et les bagues de fiançailles représentent les plus grosses dépenses. Chaque année, Signet Jewelers (propriétaire de Kay Jewelers et Zales) profite du pic de vente de bagues de fiançailles à l’occasion de la Saint-Valentin. Des marques de luxe comme Tiffany & Co. (qui fait partie de LVMH), Pandora et d’autres marques de Richemont tirent aussi leur épingle du jeu.

Pour la lingerie également, la Saint-Valentin est une période phare. Van de Velde, la société mère de Marie Jo, Primadonna et Sarda, est cotée à la bourse de Bruxelles. Un autre acteur coté en bourse est Victoria’s Secret & Co.

Le parfum est aussi une option, avec des entreprises comme Estée Lauder, Interparfums, L’Oréal et Coty.

Le champagne et le vin sont d’autres incontournables. LVMH, avec des marques comme Dom Pérignon, Moët & Chandon et Veuve Clicquot, et Maison Pommery & Associés (Vranken Pommery) profitent de la demande de bulles.

Enfin, les voyages et les escapades romantiques – à Paris ou ailleurs – sont populaires. Chaque année, Booking Holdings (Booking.com, Priceline), Marriott et Airbnb voient leurs réservations augmenter au mois de février.

Diversification par les ETF

Pour les investisseurs qui ne veulent pas miser sur des actions individuelles, mais qui aimeraient profiter de l’économie de la Saint-Valentin et de l’économie du luxe, il existe différents ETF intéressants. Les ETF « Consumer Discretionary » offrent une exposition aux biens de consommation discrétionnaires, c’est-à-dire non essentiels. Les ETF du luxe ciblent les marques de luxe qui bénéficient des achats de cadeaux. L’avantage de ces ETF est qu’ils ne dépendent pas d’une seule période en février, mais accompagnent les tendances structurelles de la consommation et du luxe tout au long de l’année.

Avant d’investir, consultez lescaractéristiques et risques principaux des instruments financiers.

Investir dans des actions de la Saint-Valentin ou des apps de dating ?

Connectez-vous sur Keytradebank.be ou ouvrez l’app et recherchez le nom de l’action spécifique dans laquelle vous souhaitez investir, ou les termes luxury ou discretionary pour les ETF.