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Victime d’une escroquerie ? Les premières minutes font la différence

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Keytrade Bank

keytradebank.be

20 août 2026 

2 minutes à lire

Le « collaborateur bancaire » que vous aviez en ligne s’avère être un escroc ? Vous recevez la confirmation d’un virement que vous n’avez jamais approuvé ? Vous avez saisi vos identifiants bancaires en cliquant sur un lien et vous vous rendez compte que le site web n’était pas celui de votre banque ? Pour avoir une chance de récupérer l’argent, les actions que vous entreprenez dans les premières minutes sont souvent décisives.

La fraude en ligne continue d’augmenter en Belgique. En 2025, le phishing a permis aux criminels de soutirer pas moins de 93 millions d’euros à leurs victimes (source). En 2024, ce n’était encore qu’à peu près la moitié (source). Le phishing ou hameçonnage est une technique par laquelle les escrocs essayent de voler des données personnelles, comme des mots de passe, des numéros de carte bancaire ou des codes.

Mais il y a aussi une bonne nouvelle : le secteur bancaire parvient à détecter ou annuler environ 75 % des virements frauduleux par phishing (source). Le succès de l’intervention dépend souvent d’un seul facteur : la rapidité. Plus vite la banque peut intervenir, plus il y a de chances que l’argent soit encore en cours de transfert et n’ait pas déjà abouti sur un compte à l’étranger ou été converti en cryptomonnaie.

Étape 1 : appelez immédiatement Fraudstop ou votre banque

Vous avez un problème ou soupçonnez une fraude ? Contactez immédiatement Fraudstop (078 170 170) ou votre banque. Chez Keytrade Bank, vous pouvez appeler le +32 2 679 90 00. La banque pourra tenter de bloquer les transactions en cours et initier une récupération auprès de la banque du destinataire.

Même en cas de doute, appelez. Vous avez communiqué des données sur un site web suspect ou à un interlocuteur douteux ? Vous avez cliqué sur un lien et rempli des informations ? N’attendez pas que votre argent ait effectivement disparu : un blocage temporaire est un petit désagrément, un compte vidé un gros problème. Plus vite vous informez votre banque, plus vite elle pourra intervenir et plus votre dossier sera solide. Signalez la situation par téléphone pour plus de rapidité, mais confirmez-la ensuite par écrit, par exemple par e-mail, afin de disposer d’une preuve avec la date et l’heure.

Enregistrez dès maintenant les numéros de téléphone de votre banque et de Fraudstop dans vos contacts, pour ne pas perdre un temps précieux à chercher le bon numéro sur Google dans la panique. Et n’oubliez pas : Card Stop, Fraudstop et votre banque ne vous appelleront jamais pour vous demander des codes ou des mots de passe. Vous recevez un tel appel de quelqu’un qui affirme être un collaborateur ? Raccrochez immédiatement.

Étape 2 : rassemblez toutes les preuves

  • Résistez au réflexe compréhensible de supprimer immédiatement tout ce qui peut vous rappeler la fraude, car votre dossier dépend de ces preuves. Conservez et documentez :
  • les e-mails, SMS ou messages de chat frauduleux (ne les supprimez pas)
  • les captures d’écran du faux site web, de la fausse publicité ou de la fausse demande de paiement
  • le numéro de téléphone qui vous a contacté, avec la date et l’heure de l’appel
  • les numéros de compte vers lesquels vous avez viré de l’argent
  • votre relevé des transactions, avec les transactions contestées

Vous aurez besoin de ces éléments pour la police, votre banque et éventuellement le service de médiation.

Étape 3 : portez plainte à la police

Faites une déclaration à la police locale dans les plus brefs délais. Vous pouvez le faire au commissariat ou simplement en ligne. De nombreuses victimes pensent que c’est une perte de temps, mais au contraire, chaque déclaration aide la police à cartographier les réseaux criminels pour éventuellement finir par les démanteler.

Étape 4 : signalez la fraude aux instances compétentes

Outre la police, il y a trois points de signalement qui ont chacun leur rôle à jouer :

  • Safeonweb (suspect@safeonweb.be) : transférez les messages frauduleux. Ainsi, les liens seront bloqués et vous protégerez autrui. En 2025, des internautes moins attentifs ont ainsi été redirigés près de 200 millions de fois vers une page d’avertissement (source).
  • La FSMA : s’il s’agit d’une fraude à l’investissement, signalez-la également à l’autorité des services et marchés financiers. La FSMA ne peut pas récupérer l’argent perdu, mais publie des avertissements et tient à jour des listes d’entreprises suspectes, de sorte que vous contribuez à éviter qu’il y ait d’autres victimes.
  • ConsumerConnect (consumerconnect.be) : le point de contact du SPF Économie pour les escroqueries aux achats en ligne et d’autres formes de fraude à la consommation. L’Inspection économique examine chaque signalement et peut, par exemple, faire bloquer des sites web frauduleux ou faire supprimer de fausses publicités.

Étape 5 : sécurisez à nouveau vos comptes

Vous avez communiqué un mot de passe ou installé un logiciel sur votre ordinateur ou votre smartphone à la demande d’un prétendu collaborateur ? Modifiez immédiatement les mots de passe de tous vos comptes importants, à commencer par votre adresse e-mail.

Supprimez les applications et programmes suspects, tels que AnyDesk ou TeamViewer, et faites analyser la présence de logiciels malveillants sur votre appareil si nécessaire. Activez l’authentification en deux étapes pour les comptes où vous ne l’avez pas encore fait et envisagez d’adopter ungestionnaire de mots de passe pour utiliser des mots de passe uniques partout.

Et pour le remboursement ?

Quant à savoir si vous pourrez récupérer (une partie de) votre argent, cela dépendra des circonstances. Pour les transactions non autorisées et les paiements que vous n’avez pas effectués ou approuvés vous-même, la loi prévoit en principe un remboursement par la banque.

Pour les cas où vous avez personnellement procédé au virement ou communiqué vos codes ou mots de passe, chaque dossier est examiné individuellement. D’où l’importance des étapes ci-avant : plus vite vous lancez l’alerte et plus votre dossier est complet (procès-verbal, preuves, dates et heures), plus votre banque aura d’éléments et plus il y aura de chances qu’il reste encore quelque chose à récupérer.

En outre, dans le cadre du plan d’action récent du secteur bancaire, les banques s’engagent à accélérer le traitement des dossiers de fraude, afin que les victimes obtiennent une résolution plus rapide (source). Si le traitement de votre dossier par votre banque ne vous satisfait pas, vous pouvez vous adresser à l’Ombudsfin, le service de médiation indépendant en matière financière.

Parlez-en

La honte est mauvaise conseillère. De nombreuses victimes restent silencieuses, tant vis-à-vis de leur famille que vis-à-vis des autorités. Pourtant, tout le monde finit par faire des erreurs et les techniques des escrocs sont devenues si sophistiquées que même les personnes prudentes tombent dans le piège. En parler peut non seulement vous aider à surmonter l’épreuve, mais encouragera aussi votre entourage à faire attention.

Enfin : faites preuve d’une vigilance particulière par la suite, car les personnes qui ont déjà été escroquées figurent sur des listes que s’échangent les criminels et risquent d’être victimes d’une deuxième tentative. Par exemple, quelqu’un se présente avec des informations sur votre dossier et vous promet de récupérer votre argent perdu…

Sécurité en ligne avec Keytrade Bank

Chez Keytrade Bank, la sécurité est une priorité absolue. Vous avez saisi vos coordonnées bancaires sur un site web suspect, transmis des données personnelles par téléphone à un inconnu ou remarqué un paiement que vous n’avez pas réalisé vous-même ?… Appelez-nous au + 32 2 679 90 00.