Aller à la navigationAller à la connexionAller au contenu

Recovery room : une deuxième escroquerie pour suivre la première

Keytrade Bank logo

Keytrade Bank

keytradebank.be

03 juin 2026 

3 minutes à lire

Si vous avez déjà été victime d’une escroquerie, vous risquez de tomber dans le piège une deuxième fois. En effet, les arnaqueurs savent que vous avez perdu de l’argent et s’en servent souvent pour revenir à la charge, avec un récit encore plus vraisemblable.

Il y a quelques semaines ou quelques mois, vous avez été victime d’une escroquerie. Vous avez porté plainte, mais il n’y a aucune trace de votre argent ou des auteurs. À moins que ?… Au moment où vous aviez perdu tout espoir, quelqu’un vous appelle. La voix est aimable. La personne parle couramment l’anglais ou votre langue. Elle se présente comme juriste, avocat, détective ou agent de police. Elle connaît votre nom, sait comment l’escroc a réussi à vous voler et est au courant du montant exact. « L’auteur a été arrêté à l’étranger », vous dit-on. « Nous pouvons récupérer votre argent. Mais vous devez d’abord payer les frais administratifs. »

Qu’est-ce que la fraude « recovery room » ?

Les criminels se font passer pour des experts-comptables, des agents ou des collaborateurs d’une autorité de surveillance financière. Ils s’adressent aux victimes d’une fraude antérieure et leur promettent de récupérer l’argent perdu… Moyennant paiement d’une indemnité, bien entendu.

Mais cette indemnité ne résout jamais rien. D’abord, ce sont des frais administratifs. Puis, l’on vous facture des frais juridiques. Ensuite, une avance d’impôts… À chaque fois que vous payez, un nouvel obstacle surgit, jusqu’à ce que les fraudeurs disparaissent – avec encore plus d’argent que ce que vous aviez perdu la première fois.

Un premier conseil ? Les signalements de fraude sont exclusivement partagés avec les autorités judiciaires. Ils ne sont jamais communiqués à des entreprises privées, des avocats, des détectives privés ou d’autres tiers. Aucune entreprise ne peut donc légitimement savoir que vous avez été victime d’une arnaque. Cela fait de la question « Comment le savez-vous ? » votre première ligne de défense.

La fraude « recovery room » augmente

Ce type de fraude n’est pas un phénomène marginal en Belgique. Dans la seconde moitié de 2025, la FSMA a enregistré 183 signalements, pour plus de 850 000 euros volatilisés (source). L’année précédente, ce montant était encore inférieur d’un quart. Plus globalement, le constat est tout aussi préoccupant : depuis des années, le nombre total de signalements de fraude auprès de la FSMA augmente d’environ 20 % par an (source). Dans la deuxième moitié de 2025, les victimes de fraude en Belgique ont perdu au total près de 23 millions d’euros (source). Et il ne s’agit que des montants qui ont été officiellement déclarés.

Comment procèdent-ils ?

La plupart des victimes sont contactées par téléphone ou par e-mail. Les escrocs n’hésitent pas à utiliser le nom, le logo et les coordonnées d’organisations réelles. La FSMA a déjà dû avertir à plusieurs reprises que des malfaiteurs utilisent son nom et son logo pour tromper leurs cibles.

Il existe trois scénarios classiques :

1. Paiement à l’avance de frais fictifs

Honoraires administratifs, coûts juridiques, taxes sur la somme à récupérer… À chaque fois que vous réglez un montant, une nouvelle facture vous est présentée, jusqu’à ce que le contact soit coupé.

2. Accès à votre ordinateur

L’escroc prétend travailler gratuitement, mais demande à pouvoir accéder à votre ordinateur via un outil comme AnyDesk. Une fois dans votre système, il installe un logiciel espion ou se connecte à votre compte bancaire.

3. Création d’un portefeuille de cryptomonnaie

Il vous est demandé d’ouvrir un compte sur une plateforme de cryptomonnaie. Ce portefeuille est alors immédiatement vidé. Parfois, ce sont les mêmes escrocs qui reviennent vers vous sous un nouveau déguisement. Il arrive aussi que des listes de victimes soient revendues à d’autres réseaux criminels. Leurs noms, leurs coordonnées, les montants qu’elles ont perdu et sur quelle plateforme : ce sont des données précieuses sur le marché noir.

CONSEIL Vous vous demandez si un message, un appel téléphonique ou un e-mail provient vraiment de Keytrade Bank ? Utilisez la fonction d’appel dans l’app Keytrade Bank pour nous téléphoner. Vous avez ainsi la certitude de parler à un collaborateur officiel.

Qui court le plus de risque ?

La fraude « recovery room » touche par définition des personnes qui ont déjà été escroquées. C’est ce qui rend l’escroquerie si insidieuse : le groupe cible est déjà méfiant, mais aussi suffisamment désespéré pour être se faire à nouveau duper si quelqu’un se présente avec une solution. Tout le monde est vulnérable aux arnaqueurs, même si la majorité des victimes semblent avoir plus de cinquante ans.

Il existe par ailleurs un mécanisme psychologique qui rend la fraude « recovery room » si efficace : l’effet des coûts engagés. Les personnes qui ont déjà perdu un montant important pensent inconsciemment : si je paie encore un peu et que ça marche, je pourrai tout récupérer. L’espoir l’emporte sur la logique. Et puis, l’escroc lui-même est tellement crédible. Il connaît les détails, parle avec autorité et semble être le chevalier blanc dont vous aviez besoin. À cela s’ajoute le sentiment de honte. Souvent, les victimes d’escroquerie n’en parlent pas à leurs amis ni à leur famille, ce qui les rend particulièrement vulnérables. En effet, personne n’est là pour les avertir que les escrocs peuvent leur tendre un nouveau piège.

Comment vous protéger ?

1. Sachez ce que les instances officielles ne font pas

Que ce soit la FSMA, un avocat, un détective ou un expert-comptable : aucune de ces instances ou autorités n’est habilitée à récupérer de l’argent que vous auriez perdu et elles ne vous contacteront jamais pour vous le proposer. Toute prise de contact spontanée en ce sens est une tentative de vous arnaquer, sans exception.

2. Vérifiez via un canal officiel

Contactez la police par les canaux officiels.

3. Ne payez jamais

Même si la présentation vous paraît incroyablement convaincante.

4. Ne donnez jamais accès à votre ordinateur

Aucune organisation légitime ne vous le demandera jamais.

5. Portez plainte

Vous êtes victime de fraude ? Portez plainte à la police et signalez le cas à la FSMA et à Safeonweb. Vous contribuez ainsi à protéger autrui.

Sécurité en ligne avec Keytrade Bank

Chez Keytrade Bank, la sécurité est une priorité absolue. Des données bancaires personnelles laissées sur un site web suspect ? Des données personnelles transmises par téléphone à un inconnu ? Vous remarquez un paiement que vous n’avez pas réalisé vous-même ? … Appelez-nous 24 h/24 et 7 j/7 au + 32 2 679 90 00.