Aller à la navigationAller à la connexionAller au contenu

Du mazout ou des pellets bon marché ? Attention aux faux sites de vente

Keytrade Bank logo

Keytrade Bank

keytradebank.be

07 octobre 2026 

3 minutes à lire

Aujourd’hui, remplir votre réservoir de mazout ou vous constituer un stock de bois de chauffage vous coûtera cher. De manière compréhensible, beaucoup de personnes se mettent à la recherche d’un fournisseur plus abordable, et les escrocs y voient une opportunité. Ils créent des sites de vente en ligne d’apparence fiables, souvent avec l’adresse et le numéro d’entreprise d’une société existante, et se volatilisent dès que vous avez payé. Voici comment les reconnaître.

Le timing de cette fraude n’est pas un hasard : fin septembre 2026, le prix maximum officiel du mazout s’élevait à environ 1,55 euro par litre pour une commande à partir de 2 000 litres. Il y a un an, ce prix tournait encore autour de 80 centimes (source). Autrement dit, pour remplir un réservoir de 2 000 litres, vous payez environ 1 500 euros de plus que l’année dernière. Pour les pellets et le bois de chauffage, la pression est moins extrême, mais là aussi, les ménages recherchent des prix plus bas.

C’est en cette période que les faux sites de vente en ligne font leur apparition. Chaque automne, le SPF Économie met les consommateurs en garde, et les chiffres montrent pourquoi. Depuis début 2022, le service a reçu près de 2 000 signalements d’offres frauduleuses de mazout, de pellets ou de bois de chauffage via de faux sites de vente ou sur les réseaux sociaux. Les victimes perdent en moyenne 388 euros, ce qui représente un préjudice total de plus de 610 000 euros (source).

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg : une enquête de l’Inspection économique sur les comptes utilisés par les escrocs révèle que les montants qui y circulent sont près de cent fois supérieurs à ceux déclarés par les victimes. Seulement 1 % des victimes d’un site de vente en ligne frauduleux signalent les faits au SPF Économie (source).

Pourquoi les combustibles sont-ils l’appât idéal ?

Pour un escroc, le mazout et les pellets sont des produits presque idéaux. La transaction implique souvent un montant important que le client paie entièrement à l’avance. S’il doit attendre sa livraison, il ne s’inquiète pas aussitôt. Et comme les prix fluctuent de jour en jour, l’affirmation « nous avons encore un stock à l’ancien tarif » semble parfaitement crédible.

À cela s’ajoute le fait que la demande est concentrée sur quelques semaines. Quiconque se retrouve avec un réservoir vide en octobre voudra être livré rapidement et sera moins critique en comparant les fournisseurs. Les escrocs le savent, c’est pourquoi ils lancent leurs publicités précisément à ce moment-là.

Comment procèdent-ils ?

La structure est toujours la même. Les escrocs créent une boutique en ligne qui semble légitime à première vue : photos des produits, liste de prix, conditions générales, formulaire de contact. Ils les promeuvent par le biais de publicités sur les réseaux sociaux et dans les moteurs de recherche, en offrant des réductions qui dépassent de loin celles de la concurrence. Pour instaurer la confiance, ils publient parfois les données d’une véritable société sur leur site, comme l’adresse et le numéro d’entreprise. Si vous vérifiez ce numéro, vous trouvez une entreprise existante et pouvez penser que tout est en règle.

Une fois que vous avez payé… il ne se passe rien. La marchandise commandée n’existe pas et dans la plupart des cas, le vendeur ne réagit plus. S’il le fait, c’est pour temporiser : un problème du côté du transporteur, un retard du fournisseur, parfois même une demande de régler des frais supplémentaires. L’objectif est de gagner du temps, pour que vous n’introduisiez pas immédiatement une plainte et que le site puisse rester en ligne plus longtemps pour faire de nouvelles victimes. Jusqu’à ce qu’il finisse par disparaître à un moment donné, avec votre argent.

L’Inspection économique fait mettre ces sites hors ligne dès qu’elle les détecte. Depuis janvier 2025, elle a déjà rendu inaccessibles 1 284 noms de domaine, redirigeant plus d’un demi-million de Belges sur une page d’avertissement au lieu de la fausse boutique en ligne (source). Mais les escrocs ont vite fait de recréer de nouveaux sites sous un autre nom.

À quoi reconnaître un faux site de vente en ligne de combustibles ?

1. Comparez avec le prix maximum officiel

Pour le mazout, le SPF Économie fixe chaque jour un prix maximum. Les fournisseurs peuvent vendre à un tarif inférieur, mais les marges sont faibles. Une boutique en ligne qui passerait à 20 ou 30 % en dessous de ce prix vend à perte. Il n’y a pas de prix maximum officiel pour les pellets et le bois de chauffage, mais la même règle s’applique : comparez avec deux ou trois fournisseurs connus.

2. Vérifiez le numéro d’entreprise, mais ne vous arrêtez pas là

Recherchez le numéro d’entreprise dans la Banque-Carrefour des Entreprises. Et puis, allez plus loin : le nom est-il exact ? L’adresse est-elle correcte ? Cette entreprise vend-elle effectivement des combustibles ? Le numéro d’un magasin de carrelages sur un site en ligne qui prétend vendre du mazout est un signal clair.

3. Appelez le vendeur à un numéro que vous trouvez vous-même

Recherchez l’entreprise via un moteur de recherche (et ignorez les résultats sponsorisés). Contactez-la via les coordonnées que vous y trouverez, pas celles de la boutique en ligne. Si la véritable entreprise vous confirme qu’elle exploite ce site en ligne, tout va bien. Elle ne le connaît pas ? Vous avez démasqué un clone.

4. Examinez le domaine et l’âge du site

Examinez attentivement l’adresse web : un nom réputé avec un suffixe étrange ou un trait d’union supplémentaire est suspect. Par ailleurs, un service tel que who.is vous permet de voir à quelle date le domaine a été enregistré. Un « fournisseur établi » avec un site web qui n’existe que depuis trois semaines doit éveiller votre méfiance.

5. Recherchez des avis en dehors du site même

Les témoignages affichés sur le site même, sous le contrôle de ses propriétaires, ne vous disent rien. Recherchez plutôt le nom du site en combinaison avec des mots comme « arnaque » ou « expérience » et vérifiez s’il figure sur la liste des sites web fermés du SPF Économie.

6. Faites attention au mode de paiement

Une boutique en ligne qui accepte uniquement les paiements anticipés par virement, surtout vers un compte étranger, doit vous alerter. Dans la mesure du possible, optez pour une carte de paiement qui vous offre une protection.

7. Ne vous laissez pas bousculer

« Plus que trois autres livraisons à ce prix », « Offre valable jusqu’à minuit »… Le sentiment d’urgence neutralise la pensée critique. Un fournisseur honnête n’a pas besoin de vous inciter à vous précipiter.

Vous avez quand même payé ?

Contactez immédiatement votre banque et demandez-lui si le virement peut encore être annulé. Chez Keytrade Bank, appelez le +32 2 679 90 00 ; vous pouvez facilement bloquer vos cartes de paiement dans l’application de Keytrade Bank (ou via Card Stop au 078 170 170). Faites une déclaration à la police locale, signalez la boutique en ligne sur ConsumerConnect afin que l’Inspection économique puisse faire bloquer le site et transmettez l’annonce ou le message à suspect@safeonweb.be. Plus vite vous faites un signalement, moins il y aura de victimes après vous.

CONSEIL Vous achetez en ligne votre stock de combustibles pour l’hiver ? Utilisez de préférence votre carte de crédit. Chez Keytrade Bank, elle vous offre en outre une assurance achats.

Sécurité en ligne avec Keytrade Bank

Chez Keytrade Bank, la sécurité est une priorité absolue. Vous avez saisi vos coordonnées bancaires sur un site web suspect, transmis des données personnelles par téléphone à un inconnu ou remarqué un paiement que vous n’avez pas réalisé vous-même ?… Appelez-nous immédiatement au + 32 2 679 90 00.