Rester investi en vaut la peine. Même en 2026
Keytrade Bank
keytradebank.be
15 avril 2026
3 minutes à lire
L’année boursière 2026 a démarré de façon plus tumultueuse que la plupart des investisseurs n’en ont l’habitude. Mais la décision la plus judicieuse est certainement la même que toujours : faire preuve de patience et ne pas tout vendre dans la panique.
Quand les bourses chutent, de nombreux investisseurs ont pour premier réflexe de limiter les dommages. Vendre, donc, et ne racheter que lorsque la poussière sera retombée. Or, même si les cours augmentent depuis un certain temps, personne ne veut courir après les faits (et les rendements). Par conséquent, vous vous retrouvez à essayer le « market timing » : sortir juste avant la baisse, entrer juste avant la hausse.
Le problème, c’est que presque personne n’y parvient à chaque fois. Ni l’investisseur moyen, ni les professionnels, ni les derniers outils d’IA ne peuvent prédire les planchers et les pics. Après tout, réussir le « market timing » implique de prendre non pas une, mais deux décisions correctes : vendre au bon moment et racheter au bon moment. Il suffit de se tromper sur l’une des deux pour en payer le prix.
Ce que coûte le fait de manquer les meilleurs jours
Vous vendez quand même et attendez le bon moment pour racheter ? Vous devrez tenir compte d’un élément supplémentaire : les meilleures journées en bourse arrivent rarement en période de calme. En effet, 76 % des journées les plus rentables en bourse coïncident avec un marché baissier (-20 % par rapport au dernier pic) ou avec les deux premiers mois d’un marché haussier (+20 % par rapport au dernier creux) (source). Ainsi, ceux qui vendent par crainte manquent systématiquement la reprise qui suit (même depuis le début de la guerre en Iran, quelques rallyes ont déjà eu lieu).
Par exemple, si vous aviez investi dans un tracker du S&P 500 et manqué les 10 meilleures journées de trading des 30 dernières années, votre rendement aurait été divisé par deux. En passant à côté des 30 meilleures journées, vous auriez perdu jusqu’à 84 % de votre rendement total (source). En revanche, si vous aviez investi 10 000 dollars dans le S&P 500 en 2000 et n’aviez jamais vendu votre position, vous disposeriez désormais de plus de 44 000 dollars (situation au 30 mars 2026). Et ce, malgré la bulle technologique. Et la crise financière. Et la pandémie de COVID-19. Et le pic d’inflation après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Ce n’est pas seulement vrai pour le S&P 500 et la bourse américaine. Une analyse des 200 dernières années montre que les actions mondiales rapportent un rendement annuel de 4,9 % (en USD, après inflation). Historiquement, un portefeuille composé à 60 % d’actions mondiales et à 40 % d’obligations a généré un rendement annuel de 4,2 % (source). Attention : les performances passées ne sont évidemment pas une garantie pour l’avenir. La légende de l’investissement Peter Lynch a un jour formulé l’idée de manière frappante : « Les investisseurs perdent plus d’argent en se préparant aux corrections qu’à cause des corrections ». Les fluctuations boursières ne sont pas l’exception, mais la règle. C’est le « prix que vous payez » pour le rendement à long terme.
La diversification et la discipline comme contrepoids
Quand vous investissez avec un horizon d’au moins 10 ans, les chocs temporaires devraient être peu pertinents. Mais pour éviter qu’une seule crise ne fasse s’effondrer tout votre portefeuille, prévoyez assez de variété dans vos placements. Autrement dit : différentes classes d’actifs, différentes régions, différents secteurs. Pas parce que la diversification vous immunisera contre les pertes (temporaires), mais parce qu’elle vous évitera de dépendre d’un seul scénario. L’avenir se déroule rarement comme prévu. Les valeurs à la traîne aujourd’hui pourraient être les moteurs de vos rendements demain.
Rester investi ne signifie pas non plus ne jamais regarder votre portefeuille. Il vaut la peine de revoir vos placements de temps en temps. Pas tous les jours, mais régulièrement. Certaines positions ont-elles fortement augmenté ? Dans ce cas, vous pouvez éventuellement en vendre une partie et réinvestir. Si d’autres positions ont beaucoup baissé, il peut être judicieux d’acheter davantage de parts. Il s’agit alors de décisions rationnelles et planifiées, pas de réactions à l’actualité du jour.
La puissance des rendements composés
Si vous essayez d’entrer et de sortir du marché au bon moment ou intervenez souvent, cela vous coûtera aussi de l’argent. En effet, chaque transaction entraîne des frais et des taxes, ce qui érode votre capital productif. En même temps, la plus grande perte des investisseurs actifs réside ailleurs : ils interrompent l’effet des rendements composés. Avec un rendement annuel de 5 %, la valeur de votre portefeuille double en 14,2 ans. Mais uniquement si votre argent travaille pendant toute cette période.
En 2026 comme dans toute autre année mouvementée, le message reste le même : sur les marchés, l’incertitude n’est pas un phénomène temporaire que vous pouvez contourner, mais une réalité permanente. Quand vous acceptez que l’incertitude est une certitude et adaptez votre stratégie en conséquence, vous augmentez considérablement vos chances de réussite.
En fin de compte, investir est moins une question de prédictions que de persévérance. Parfois, les investisseurs commettent l’erreur de penser que le calme finira par revenir. Mais les marchés sont rarement calmes : il y a toujours une élection imminente, un nouveau conflit, un ralentissement économique, un choc inattendu. Ainsi, attendre « le bon moment » signifie souvent attendre quelque chose qui ne viendra jamais.
Avant d’investir, consultez les caractéristiques et risques principaux des instruments financiers.
Avez-vous déjà pensé à déléguer ?
Si vous vous laissez souvent entraîner, vous auriez peut-être intérêt à confier la gestion de votre portefeuille au lieu d’investir vous-même activement. Une équipe de spécialistes en placements constitue un portefeuille sur la base de votre horizon de placement et de votre appétence au risque, sans se laisser influencer par le ressenti du jour. Chez Keytrade Bank, vous pouvez opter pour la gestion de portefeuille dès 15 000 euros.


