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« Les vents contraires devraient s’affaiblir au second semestre 2023 »

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Pour l’instant, il vaut mieux que les investisseurs restent défensifs. Ils doivent également être prêts à saisir des opportunités courant 2023, à mesure que les valorisations deviennent plus attrayantes. C’est ce que déclare Pierre Blanchet de l’Amundi Institute. Retour sur 2022 et perspectives pour 2023.

1. Qu’est-ce qui a changé en 2022 ?

« Les principaux facteurs qui ont changé la donne en 2022 ont été l’évolution des prévisions d’inflation combinée à des événements géopolitiques extrêmes », explique Pierre Blanchet, membre du comité de direction d’Amundi Institute (le centre de recherche du gestionnaire d’actifs Amundi). « La réouverture des grandes économies après le coronavirus a provoqué un choc de la demande, tandis que la guerre en Ukraine a poussé les prix des matières premières et de l’énergie à la hausse. Ces deux événements ont finalement permis d’atteindre un niveau d’inflation que nous n’avions plus connu depuis les années 1980. »

« L’inflation a d’abord été perçue comme étant "de courte durée" mais elle s’est finalement avérée "plus tenace que prévu". Par conséquent, les banques centrales (les Américains en tête) ont entamé un resserrement monétaire agressif en ne rachetant plus d’obligations et en relevant le taux directeur. Dans le contexte de la hausse des taux d’intérêt et de la vigueur du dollar américain, la volatilité dans le segment obligataire a grimpé et des actifs risqués, comme les actions, ont plongé. Cela a entraîné une sérieuse sous-performance des actions de croissance et une surperformance des matières premières, avec une légère correction en fin d’année en raison des craintes d’une récession. »

2. Quel impact cela a-t-il eu sur vos choix d’investissement ?

« Nous avons entamé 2022 avec la Fed qui s’est retroussé les manches pour lutter contre l’inflation, la montée des tensions géopolitiques et la stagflation. Nous sommes restés, pour ainsi dire, neutres vis-à-vis des risques mais, à la fin du premier trimestre, nous sommes passés à une vision légèrement défensive de l’Europe et de la Chine. Au deuxième trimestre, les distorsions économiques et la recrudescence des craintes de récession ont provoqué une baisse des marchés d’actions et d’obligations. Sans plonger complètement dans la psychose, nous sommes devenus plus prudents et nous avons notamment privilégié les actions de valeur (les États-Unis par rapport à l’Europe) », poursuit Pierre Blanchet.

« Au troisième trimestre, il est apparu clairement que le resserrement de la politique monétaire dans un environnement d’inflation élevée et de ralentissement de l’économie pouvait impliquer des risques baissiers. Nous avons conservé une approche flexible et bien diversifiée et nous sommes devenus un peu plus prudents vis-à-vis des actifs risqués (actions et obligations High Yield). Malgré le rallye du quatrième trimestre, nous sommes restés vigilants vis-à-vis des actifs risqués et nous sommes bien diversifiés sans modifier l’appétence au risque à long terme. »

3. Comment vous positionnez-vous pour 2023 ?

« Étant donné que la croissance économique mondiale ralentit et qu’une récession s’annonce, il est préférable que les investisseurs restent défensifs pour l’instant. Ils doivent cependant être prêts à saisir des opportunités dans le courant de 2023, à mesure que les valorisations deviennent plus attrayantes. Les vents contraires devraient s’atténuer au second semestre de 2023, ce qui devrait permettre aux entreprises de s’améliorer et d’ouvrir la porte à l’ajout d’actifs plus risqués dans les portefeuilles. Même si l’inflation ralentit, il reste nécessaire de continuer à se diversifier. Cela ne se limite pas à investir dans des actions et des obligations. Les matières premières et l’or, entre autres, peuvent également se faire une place dans le portefeuille. »

4. Est-ce le bon moment pour lancer un portefeuille d’investissement composé de valeurs à revenu fixe ?

« Étant donné que les rendements sont sous pression des deux côtés (ralentissement de la croissance et inflation élevée), il est crucial de rester actif dans le portefeuille obligataire. Les obligations offrent à nouveau des valorisations attrayantes, tant en termes nominaux que réels. Bonds are back et, à l'heure actuelle, nous privilégions en particulier les obligations d’État et les obligations d’entreprises de qualité supérieure. Après des années de vaches maigres, les rendements sont revenus à des niveaux plus "normaux" historiquement. Les rendements plus élevés donnent aux investisseurs la possibilité de réintégrer les obligations d’État et d’entreprises mais, pour ces dernières, une sélection minutieuse et une gestion active restent importantes. »

5. Quelles sont les régions qui offrent des opportunités ?

« Pour l’instant, nous privilégions les actions américaines et la qualité/la valeur/le dividende. Nous sommes toutefois prêts à augmenter l’exposition aux actions européennes et chinoises, ainsi qu'aux entreprises cycliques et à profiter de la reprise économique au second semestre 2023. »

« Les différences entre les pays émergents augmenteront en 2023. Les pays qui ont des perspectives d’inflation et monétaires plus favorables, comme l'Amérique latine, semblent plus attrayants. En règle générale, un pivot de la banque centrale américaine devrait renforcer l’attrait des actions émergentes plus tard dans l’année. Les obligations émergentes pourraient également être plus visibles au second semestre 2023, à mesure que l’économie mondiale se stabilise. »

6. Un dernier conseil ?

« La situation peut parfois être difficile pour les investisseurs, surtout pour ceux qui ont investi lorsque les marchés étaient à un niveau élevé. Le risque est de vendre au mauvais moment et ainsi de perdre toute chance de rebond. Il ne faut pas oublier que les crises économiques sont un phénomène récurrent, difficile à prévoir. Les mots-clés restent régularité et patience », conclut Pierre Blanchet.

Le contenu de cet article a été préparé par Amundi le 15 décembre 2022. Les points de vue avancés dans cet article (et notamment les citations entre guillemets) sont ceux de l’auteur et non ceux de Keytrade Bank. La présente communication ne constitue ni un conseil d’investissement ou une recommandation, ni une analyse financière. Aucune des informations contenues dans cette communication ne doit être interprétée comme ayant une valeur contractuelle d’aucune sorte. Cette communication n’est produite qu’à des fins indicatives. Les prévisions sont basées sur des hypothèses, des estimations, des opinions et des modèles ou analyses hypothétiques qui peuvent s’avérer inexacts. Keytrade Bank ne pourra être tenue responsable des décisions prises sur la base des informations contenues dans cette communication, ou de son utilisation par un tiers. Avant d’investir dans des instruments financiers, veuillez bien vous informer. Lisez attentivement le document « Aperçu des caractéristiques et risques essentiels des instruments financiers » que vous trouverez dans le Document Center sur keytradebank.be.

Cette communication ne contient ni un conseil d’investissement ou recommandation, ni une analyse financière. Aucune des informations contenues dans cette communication ne doit être interprétée comme ayant une valeur contractuelle d’aucune sorte. Cette communication n’est produite qu’à des fins indicatives et ne constitue en aucun cas une commercialisation de produits financiers. Keytrade Bank ne pourra être tenue responsable des décisions prises sur la base des informations contenues dans cette communication, ou de son utilisation par un tiers. Avant d’investir dans des instruments financiers, veuillez vous informer en bonne et due forme et lire attentivement le document « Aperçu des caractéristiques et risques essentiels des instruments financiers que vous trouverez dans la section « Documents » sur keytradebank.be.

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