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Podcast

Mon premier salaire

Avec Jonathan Kubben

Dans ce deuxième épisode, nous recevons Jonathan Kubben (créateur de Mom I'm Fine) pour parler de son parcours, de sa vision de la liberté financière et, bien sûr, de ce moment dont on se souvient tous : le premier salaire.

À propos de Jonathan Kubben :

Jonathan Kubben Quiñonez est un créateur de contenu belgo-mexicain devenu célèbre en 2016 après avoir fait le tour du monde en publiant des photos avec la pancarte “Mom, I’m fine”. Son concept viral l’a propulsé comme influenceur et conférencier international, engagé dans des projets éducatifs et solidaires.

Mon premier salaire - épisodes

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21:36

Épisode 1 : Émilie Dupuis

Mis en avant

Transcription du podcast :

Transcription du podcast :

Keytrade Bank Bonjour à tous, bienvenue dans Mon Premier Salaire, le podcast signé Keytrade Bank où l'on parle d'argent, d'habitudes financières et de projets de vie sans tabou. Je m'appelle Maurice, je travaille chez Keyrade Bank et à chaque épisode, j'accueillerai un invité venu partager ses premières expériences financières et sa relation à l'argent. Et aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir un invité pas comme les autres, Jonathan Kubben. Entrepreneur, voyageur et conférencier, il s'est fait connaître dans le monde entier grâce à son projet Mom, I'm Fine, une aventure humaine et inspirante qui l'a amené aux quatre coins du globe. jusqu'à la construction d'une école en plastique recyclé au Mexique. Aujourd'hui, Jonathan va nous parler de son parcours, de sa vision de la liberté financière et d'un moment dont on se souvient tous, le premier salaire. Bonjour Jonathan, merci d'être avec nous. Jonathan Kubben Bonjour Maurice. Keytrade Bank Alors, on va revenir un peu en arrière. Ce moment dont on se souvient tous, c'est la première fois où de l'argent tombe sur le compte, le premier salaire. Est-ce que tu t'en souviens ? Jonathan Kubben Très précisément. C'était il y a 20 ans. 20 ans, donc en 2005, j'avais 15 ans. J'étais tout pile en train de travailler pour un bar qui s'appelait Los Romanticos à l'époque. Et en fait, ce bar, c'était un restaurant qui devenait une sorte de lounge bar et puis une sorte de discothèque un peu latino. Et le premier salaire, je l'ai donné à ma mère. Et la raison, en fait, c'est simple, ça n'a rien à voir avec Mom, I'm Fine. C'est juste une tradition mexicaine. En tout cas, c'est ce qu'elle dit, où on devait donner son premier salaire à sa mère. Keytrade Bank D'accord. Et si tu devais résumer finalement ce moment en un mot où tu as atteint d'une certaine manière un premier pas vers la liberté financière ? Jonathan Kubben Pour moi, c'était une sensation d'accomplissement. Donc, j'ai une mère qui avait quitté la vie qu'elle avait au Mexique pour que j'aie une meilleure vie en Belgique. Elle avait connu mon papa et puis j'étais né en Belgique. Et le fait qu'elle ait fait ce sacrifice, c'était une manière de pouvoir lui dire merci. pour tout ce que tu as fait. Bien sûr, ce n'est pas un salaire qui va payer tous les sacrifices qu'elle a faits, mais symboliquement, c'était fort, en tout cas pour nous à ce moment-là, spécialement pour moi. Et je sentais que je devenais adulte, tout simplement, que maintenant j'avais des responsabilités. Keytrade Bank Très bien. Et alors, tu dis que tu as donné ce salaire à ta maman, mais est-ce que tu te souviens peut-être d'autres premières dépenses que tu as faites avec tes premiers salaires ? Jonathan Kubben Oui, super bien. C'était une seat Ibiza. Très vieille. J'avais économisé parce que je savais qu'à 16 ans, 9 mois, c'est possible de rouler. Et j'aimais beaucoup avoir de la liberté. Donc je m'étais dit, dès que je peux, je roule. Donc j'avais fait tous les petits boulots possibles, imaginables. Laver des voitures, travailler dans un bar, tout ce qui est possible. Babysitting, etc. Et au final, j'ai réussi à avoir ma voiture au moment dit. Ça n'a pas duré très longtemps, mais j'étais content de l'avoir. Keytrade Bank Justement, à l'époque, finalement, quelle était ta relation à l'argent ? Tu étais plutôt du genre à épargner, à dépenser ? Jonathan Kubben Alors, malheureusement, la relation que j'avais avec l'argent n'était pas celle que j'ai maintenant. C'est-à-dire que l'argent était vraiment un tabou familial. De manière générale, c'était une relation... Donc, ma mère a eu une bonne position professionnelle. Donc, elle était dentiste, orthodontiste. Et puis, au Mexique, quand elle est arrivée en Belgique, elle a monté des échelons dans une société. Mais elle a toujours eu cette mentalité d'ancien pauvre. C'est-à-dire, il faut absolument épargner l'argent, il faut faire attention, on n'en parle pas, etc. Et malheureusement, ça ne m'a pas beaucoup servi. Parce que je ne lui en veux pas du tout. C'est comme ça, et en fait, c'était comme ça pour ma mère, pour mon père. C'était culturellement pas acceptable d'en parler. Et je pense que lorsqu'on a souffert, qu'on n'a pas eu beaucoup d'argent dans son enfance, son adolescence, etc. On fait très attention quand on est un adulte. Et donc, ma mère a voulu me transmettre ça, sauf que j'aurais aimé avoir une autre mentalité que j'ai développée plus tard, tout simplement en m'éduquant financièrement. Keytrade Bank Justement, si tu pouvais remonter dans le temps, est-ce que tu ferais quelque chose de différent avec tes premiers salaires ? Jonathan Kubben Oui, c'est sûr et certain. Donc, une notion que j'aurais adoré qu'on m'apprenne à l'école, c'est la notion d'intérêt composé. Donc, le fait que... Si j'épargne cet argent, donc je mets 100 euros par mois, tous les jours, dans n'importe quel type d'investissement, au final, je vais avoir X montant à la fin, à 20 ans plus tard, aujourd'hui. Mais par contre, si cet investissement se réinvestit et se réinvestit et se réinvestit, ça fait des intérêts composés. Et au départ, c'est minime. Mais à la fin, c'est gigantesque. Et la différence, je ne sais pas, on lui attribue souvent cette phrase, je ne sais pas du tout si c'est lui, mais Einstein disait que les intérêts composés, c'était la huitième merveille du monde. Dites-moi si c'est lui qui l'a dit ou pas. On vérifiera. Mais en tout cas, pour moi, je confirme, c'est vraiment une notion que j'aurais adoré apprendre beaucoup plus tôt, simplement parce que, selon moi, l'argent est un moyen. Ce n'est pas une fin. mais qui permet d'avoir plus de liberté, mais qui permet aussi de grandir intrinsèquement. Si on investit, ça permet d'en avoir plus, tout simplement. Keytrade Bank Alors, ton parcours sort clairement des sentiers battus. Tu as quitté ton job, vendu ta voiture, décidé de partir voyager. Alors forcément, ça forge une relation particulière à l'argent. Alors aujourd'hui, après toutes ces expériences, quelle est ta relation à l'argent ? Jonathan Kubben Alors, elle est ambiguë. On va dire qu'elle est ambiguë. C'est-à-dire que je sens que dans le spectre des possibilités, souvent, il y a des gens qui sont cigales et d'autres qui sont fourmis. Gros épargnant, attention, il faut faire très attention. On garde pour les jours où il y a des problèmes, etc. Parfois, les personnes réinvestissent l'argent. Et d'autres personnes qui sont très dépensières, qui vivent au jour le jour. Et en fait, moi, à la base, j'avais cette notion qu'il faut faire très attention avec l'argent. Puis je suis parti dans l'autre extrême. C'est non. J'ai envie de vivre, maintenant je n'ai marre. J'ai envie de profiter de ma vie et de la jeunesse que j'ai. Et là maintenant, c'est une relation qui est différente. C'est-à-dire qu'il y a une partie conséquente qui... En fait, je n'ai presque pas d'argent sur mon compte en banque normal. J'essaye de toujours diversifier et d'investir le maximum possible. Mais j'essaye quand même d'avoir certains moments, des expériences que je peux vivre. Donc la partie matérielle ne m'intéresse pas tellement, c'est plus des expériences. Et donc, si je pouvais changer quelque chose, je pense que j'essaierais vraiment de comprendre qu'il faut avoir une partie conséquente qui doit être réinvestie. Et aussi, de temps en temps, profiter parce que sinon, ça m'est déjà arrivé d'avoir un accident grave. Et puis de se dire, si j'avais tout épargné jusque maintenant, je n'aurais pas vécu. Je n'aurais vraiment pas vécu. Keytrade Bank Est-ce que tu t'es déjà dit, bon là, j'ai peut-être un peu exagéré sur cette dépense ? Jonathan Kubben Souvent. souvent, mais en fait, oui et non. Si on le voit d'un point de vue matériel, je ne suis pas quelqu'un qui dépense dans des montres, des voitures et des choses comme ça. Par contre, dans des investissements ou alors dans des investissements pour la société, par exemple, Mom, I'm Fine, lorsque c'était mon travail principal, je me rappelle que j'ai dû écrire Mom, I'm Fine sur un avion de ligne qui vole encore au-dessus des Etats-Unis. Et à ce moment-là, je me suis dit, mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train de mettre mon argent pour mettre un avion de ligne dans un hangar et de faire toute une production là-dessus. Mais je ne regrette pas du tout. Parce que même si ça ne rapportait pas, ça construit quelque chose qui a permis de rapporter plus tard, en fait. Keytrade Bank Alors, on va parler un peu maintenant d'argent et de famille. Alors, ton aventure Mom, I'm fine part d'un geste finalement simple, mais fort, rassurer ta maman. Alors derrière l'image du globe-trotter que l'on connaît tous, il y a donc un lien très fort avec ta famille. Alors l'argent, c'est un sujet dont vous parlez facilement en famille ou c'est plutôt un tabou ? Jonathan Kubben C'est malheureusement toujours un tabou. J'essaye de le briser, mais il y a des blocages qui sont des blocages culturels qui sont très complexes. J'essaye justement de l'expliquer. Du point de vue de mon père, il est beaucoup plus rationnel, donc c'est plus facile pour lui de lui faire comprendre qu'en fait... La finance, c'est un sujet dont on peut parler et dont il faudrait parler. Et de ce côté-là, il n'y a pas de problème. Mais pour ma mère, c'est un petit peu plus émotionnel. La valeur d'argent, je pense que c'est vraiment très attaché à un sentiment. Et donc, c'est difficile pour elle de revenir vers ces sentiments-là. Et donc, elle préfère éviter le sujet. Et malheureusement, je pense qu'il devrait y avoir des notions neutres, apolitiques. qu'on devrait juste partager à nos enfants ou que j'aurais aimé qu'on partage à l'école. Comme d'autres notions aussi, par exemple, je dis une bêtise, j'aurais adoré qu'on m'explique, qu'on me parle de la respiration, en fait, pour gérer le stress. Il y a plein de notions qui peuvent servir, plus que Pythagore, peut-être, dans la vie. Je ne sais pas à qui ça a servi, mais dans le sens, je ne dis pas qu'il ne faut pas apprendre Pythagore, mais il y a des notions qui sont... qu'on pourrait apprendre d'une manière apolitique et qu'on n'a malheureusement pas fait. Je suis triste qu'on ne l'ait pas fait. Keytrade Bank Et justement, si un jour tu as des enfants,Jonathan,qu'est-ce que tu aimerais leur transmettre sur l'argent, sur la liberté financière ? Jonathan Kubben Alors, plein de choses. Un, il y a d'abord des aspects tangibles et d'autres, des valeurs. D'un point de vue valeur, je pense qu'on met trop de pression sur la réussite. Alors qu'on le dit souvent, et je l'ai vraiment expérimenté, le voyage compte plus que la destination. Et donc, pour moi, c'est oser qui est le plus important. C'est-à-dire, je dirais à mon enfant, écoute, tu es dans un pays qui t'offre beaucoup d'opportunités. malgré le fait qu'on critique la Belgique, croyez-moi, si vous allez à l'étranger, vous allez voir qu'on a un filet de sécurité qui est quand même exceptionnel si on veut se lancer dans quelque chose. Certaines aides qu'on n'a pas dans d'autres pays. Et on peut critiquer tout avec les impôts de gauche, droite, etc. Moi, tout ce que je dis, c'est juste la Belgique est quand même un pays exceptionnel et on ne le remarque pas assez. Donc, une des raisons pour lesquelles je dis ça, c'est simplement parce qu'on peut oser faire certaines choses et... Et si on a des parents qui sont là pour pouvoir soutenir, soit d'un point de vue financier, soit d'un point de vue know-how ou n'importe, il y a vraiment pas mal de choses qui peuvent se mettre en place. Et donc, moi, je voudrais juste te dire, écoute, ose et même si tu te plantes, ce n'est pas grave. Parce que malheureusement, en Belgique, ça, c'est la critique que je fais souvent. C'est plus une question de mentalité où l'échec n'est pas bien perçu. On le répète souvent par rapport à des pays anglo-saxons, etc. Et ici, je pense que c'est compliqué de mettre autant de pression pour la réussite. Et souvent, on le voit dans plein de projets en science, n'importe, réussir dès le premier coup, c'est vraiment très, très compliqué. Donc, essaye et si tu foires, si ça ne marche pas, au pire, ce n'est pas grave, tu auras appris quelque chose. Donc ça, c'est d'un point de vue valeur et d'un point de vue technico-technique, on va dire, comme j'ai dit, les intérêts composés, c'est vraiment quelque chose d'important. Et puis la deuxième chose, c'est d'avoir certaines notions. La valeur du temps, par exemple. C'est quelque chose qu'on n'apprend pas. Un truc que j'ai appris récemment et que j'aurais adoré, enfin récemment, il y a quelques années, mais que j'aurais adoré apprendre, c'est essayer de chercher, si tu apprécies la liberté, avoir un boulot qui est automatisable, scalable. C'est quelque chose qui peut te changer la vie, mais vraiment te changer la vie. Donc je donnais un exemple concret, je donnais des conférences, mais il y a juste la possibilité de donner X nombre de conférences par semaine parce qu'il n'y a que 24 heures par jour. Mais par contre, si tu digitalises ça et que tu le vends et que tu mets une équipe en place, tu as produit une fois le même contenu que ce que tu produis d'habitude, mais tu peux le vendre indépendamment si tu es présent ou pas. Donc du coup, ça te permet de pouvoir avoir plus de temps. Et au plus je grandis, au plus j'apprécie le temps. C'est fou, c'est un détail. Je ne comprenais pas ça quand on me le disait avant, mais vraiment, essayer un maximum de pouvoir gagner du temps. Keytrade Bank Très bien. Et justement, puisqu'on parle de tes projets personnels, donc tu es aujourd'hui conférencier, entrepreneur, tu portes des projets à impact, comme cette école au Mexique dont on va parler. Mais derrière ces aventures, finalement, il y a aussi une vraie gestion budgétaire, émotionnelle, humaine. Quand tu lances un projet, Jonathan, comme ton école au Mexique, tu t'occupes toi-même de l'aspect financier ou est-ce que tu te fais entourer par des partenaires ? Jonathan Kubben Alors, malheureusement, j'aurais dû... Voilà un autre conseil que j'aimerais donner à mon futur enfant, c'est de déléguer. Quand on commence et qu'on a un projet, au départ, il y en a qui passent par différentes phases. Il y en a qui ont le syndrome de l'imposteur, etc. Donc chacun est différent. Mais en tout cas, moi, ce que j'ai vu, c'est que je voulais absolument garder la direction artistique de tout ce que je faisais. Avoir la main mise, être mis partout, essayer de tout comprendre. Et malheureusement, on l'a vu avec des génies. Je le mentionne souvent. Pour moi, Stromae, c'est un génie. Et on le voit, il a voulu faire de la composition, de l'interprétation, de la direction artistique, etc. Et à un moment, tu ne peux plus. Tu as un burn-out et ça te coûte beaucoup plus cher que de déléguer. Et donc, tu peux superviser. Mais déléguer, c'est vraiment quelque chose qui est super important. Et s'entourer des bonnes personnes. Il y a des personnes qui ont beaucoup plus de connaissances que toi, beaucoup plus d'expérience. N'ai pas la sensation que tu es au-dessus des gens et que tu sais mieux que les autres ce qu'il faut faire. Il faut bien sûr être accompagné. Les personnes vont te conseiller. Au final, la décision te revient. Mais il faut absolument déléguer un maximum. Et donc, pour le projet d'école, on a créé une ONG qui construit des écoles faites de plastique recyclé pour les enfants défavorisés au Mexique. On a construit la première. On aimerait construire une deuxième. Et en fait, on voulait le faire des gens pour les gens et essayer d'impliquer un maximum de personnes. Donc, on a eu des réponses, mais qui étaient exceptionnelles. 200 équipes d'architectes qui ont participé dans un concours international, des gens qui ont offert le terrain, des gens qui ont participé pour la collecte du plastique, etc. Et puis, il y a un moment où la partie financière, c'est qu'il faut quand même payer les ouvriers qui construisent l'école. On ne peut pas dire aux ouvriers, non, mais en fait, faites-le pour la bonne cause. Pendant des mois, ce n'est juste pas possible. Donc, du coup, on a demandé à la communauté. Donc là, on était déjà dans 300 000 ou quelque chose comme ça sur le compte Instagram. si ils voulaient... participer. Ça a fonctionné, on a réussi à le faire. Et la gestion de plein d'éléments que j'aurais jamais imaginé, par exemple la partie financière, c'est la gestion d'un projet. Mais j'ai jamais construit d'école, en fait. On l'a fait malgré des ouragans, malgré deux ouragans, malgré le Covid, des énormes difficultés. On a trouvé des solutions pour que l'école puisse sortir de terre. Ça a été extrêmement compliqué. Mais là, maintenant, je ne le ferai plus du tout comme ça. Vraiment plus du tout. Keytrade Bank Et sur ce point, justement, j'ai cru comprendre qu'il y avait une histoire avec un nouveau record que tu essaies d'atteindre. Tu peux nous en dire plus ? Jonathan Kubben Oui, bien sûr. Donc, l'école qu'on a construite à la base... Donc, on avait travaillé avec UNICEF. On était partis à Madagascar. Je voulais apprendre d'institutions qui ont beaucoup plus d'expérience que moi. Donc, j'étais parti. J'ai travaillé avec beaucoup d'institutions comme la Croix-Rouge, UNICEF, etc. Et j'étais parti voir... comment est-ce qu'ils faisaient pour construire des écoles à Madagascar. Et il y avait une technologie qu'on avait recommandée, qui était une technologie colombienne, qui permet de construire n'importe quel type de, on va dire, de briques, mais fait à partir de n'importe quel type de plastique. À la base, c'est souvent des bouteilles. Donc nous, on avait essayé d'utiliser des systèmes de bouteilles. Chaque partie de la bouteille pouvait être utilisée, donc le bas de la bouteille, le sol, le milieu, les tuiles, donc pour la partie supérieure, et les bouchons pour... pour faire de l'art, au final, tout autour de l'école. Mais eux, donc il y avait des Colombiens qui avaient trouvé cette technologie qui permettait de faire des briques, en plus, c'est une brique, qu'elles n'ont pas besoin de ciment, donc incroyable technologie. Ils ont fait des tests, d'ailleurs, super intéressants, ils ont fait des tests en Côte d'Ivoire, ils ont réussi à assembler une école avec des gens qui n'étaient pas très qualifiés et les résultats étaient concluants, tant en termes de température, en termes de son, etc., c'était concluant. Donc, je n'osais pas... prendre ce risque et de me lancer avec une technologie qu'on ne connaissait pas. Maintenant qu'UNICEF l'a fait et qu'ils vont faire ça avec toutes les écoles, j'ose le faire. Donc j'aimerais créer l'école qui utilise la plus grande quantité de plastique au monde. Et ça peut se calculer... Nous, on l'avait fait en termes de bouteilles. Donc la première école, c'était 100 000. Je crois qu'au Moyen-Orient, il y a 400 000. Et nous, on aimerait faire 1 million. Et on a déjà eu... Maintenant qu'on a le know-how, qu'on a tous les contacts... pour l'architecture, pour les terrains, pour les permis, pour l'artiste, etc. On a tout. Là, maintenant, on aimerait bien faire ce record. Et on a même eu des plateformes que je ne mentionnerai pas ici, mais connues, qui ont accepté de parler du projet. Et donc là, maintenant, avec toutes ces visibilités, c'est beaucoup plus facile de pouvoir montrer qu'on a déjà eu un success case et de travailler sur les prochains. Et juste une petite précision importante, je tiens juste à remercier toute l'équipe parce que toutes les personnes qui s'impliquent, sauf les ouvriers, etc., il n'y a personne qui est rémunéré. C'est juste toutes les personnes sont bénévoles. Donc vraiment, c'est exceptionnel ce qu'ils font. Keytrade Bank Merci pour ce partage, c'est très intéressant en tout cas. C'est maintenant l'heure du fameux jeu du tac au tac. Alors, je vais te poser une série de questions en rapport avec l'argent ou pas du tout. Et à toi de me répondre sans trop réfléchir, du tac au tac. Jonathan Kubben Ok. Keytrade Bank Est-ce que tu es prêt ? Jonathan Kubben Je suis prêt. Keytrade Bank Alors plutôt avoir un job stable ou suivre un rêve un peu fou ? Jonathan Kubben Rêve fou. Keytrade Bank Épargner pour plus tard ou investir dans l'instant ? Jonathan Kubben Un mix des deux. J'ai commencé d'une manière et j'ai terminé de l'autre, mais je dirais un mix des deux. Keytrade Bank Alors un retour à Bruxelles pour te poser ou un nouveau départ à l'autre bout du monde ? Jonathan Kubben Un nouveau départ. Keytrade Bank Si tu pouvais enseigner une seule leçon financière aux gens qui nous écoutent ? Jonathan Kubben Je dirais, je maintiens les intérêts composés. 100%, c'est une merveille. Keytrade Bank La huitième merveille, Jonathan Kubben Voilà c'est ça. Keytrade Bank Investir dans un projet durable ou dans une expérience de vie inoubliable ? Jonathan Kubben Les deux aussi. Je dirais que les deux servent à un but différent, mais il ne faut pas oublier de pouvoir profiter de l'instant présent. Donc, je dirais les deux. Keytrade Bank Pour tes voyages, plutôt en solo ou en équipe ? Jonathan Kubben En solo. C'est pas... par égoïsme, mais je pense que peu de gens osent voyager seul. Certaines personnes ont la sensation d'être ridicules, ont peur d'être seul, de la solitude, etc. Et j'en faisais partie, clairement. Et j'ai jamais autant appris que sur moi-même et sur ce que je voulais que lorsque j'étais seul, et donc 100% solo. Keytrade Bank Alors ton achat le plus fou pendant un voyage, mais que tu ne regrettes pas ? Jonathan Kubben Il y en a plein. J'avais parlé du fait d'avoir mis Mom, I'm Find sur l'avion de ligne. En fait, il y a quelques moments comme ça où il y a eu des projets fous. Il y a un projet, je me rappelle, la production que ça avait coûté pour pouvoir mettre Mom, I'm Find sur l'atomium et être mis... en tant qu'astronaute dessus, avec toutes les autorisations. D'ailleurs, petit clin d'œil à la Belgique. Je me rappelle qu'on ne savait pas qu'il fallait avoir un permis. C'était le tout début des drones. On ne savait pas qu'il fallait un permis. Et donc, c'était plus facile de pouvoir avoir une autorisation d'un hélicoptère pour pouvoir nous faire une photo plutôt que le drone. Donc, c'est clairement cette production-là. Keytrade Bank Merci beaucoup, Jonathan, d'avoir partagé ton parcours, ta vision de l'argent avec autant de sincérité. De ton premier salaire à tes aventures autour du monde, ton histoire montre bien qu'on peut concilier liberté, audace et responsabilité financière. Jonathan Kubben Merci beaucoup. Merci pour l'invitation. Keytrade Bank Avec plaisir. Alors dans le prochain épisode, on découvrira une nouvelle histoire, un autre regard sur l'argent, la réussite et les choix de vie. Merci à tous de nous avoir écoutés et à très bientôt pour un nouvel épisode de Mon Premier Salaire.