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Vivre comme papa et maman, aux frais de papa et maman

Cet article a été publié:

23/09/2016

La génération Y Belge épargne 394,5 euros pas mois

L’hôtel Maman n’a jamais été aussi populaire auprès des « milléniaux » (Génération Y) belges. En restant chez leurs parents, ils peuvent en effet copier leur style de vie, sans pour autant disposer des mêmes moyens financiers. La Génération Y, constituée des Belges âgés de 18 à 34 ans, épargne en moyenne 394,5 euros par mois, soit un cinquième de ses revenus, et cette épargne sert principalement à s’éloigner un peu du cocon familial pour explorer le monde. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude menée auprès de 1.000 représentants belges de cette Génération Y, pour le compte de Keytrade Bank.

Les hommes épargnent davantage que les femmes

Contrairement aux générations précédentes, la Génération Y affiche moins d’ambitions financières. Pour ses membres, la réussite financière signifie être en mesure de conserver le style de vie de leurs parents. Et ils ne veulent pas seulement vivre comme leurs parents mais aussi épargner comme eux, suivant ainsi les règles d’or qui leur ont été inculquées dès la plus tendre enfance : il faut épargner, épargner et encore épargner, pour garnir le traditionnel livret.

Sur le marché du travail, les milléniaux belges gagnent en moyenne 1.883,4 euros par mois, 82,5 % d’entre eux déposant une partie de cet argent sur leur compte d’épargne. En moyenne, cela représente une somme mensuelle de 394,5 euros, soit un cinquième de leurs revenus.

Il est frappant de constater que les flamands (90,1 %) sont plus nombreux que les francophones (72 %) à épargner et qu’ils mettent aussi beaucoup plus d’argent de côté. Les belges néerlandophones épargnent ainsi 432,3 euros en moyenne tous les mois, contre 329,4 euros pour les francophones. Autre constat : les hommes (413,2 euros) mettent beaucoup plus de côté que les femmes (371,5 euros) et même en tenant compte des différences salariales, le pourcentage d’épargne reste plus élevé chez les hommes.

Sans frais chez les parents

Pour les milléniaux, le principal défi consiste à trouver la formule leur permettant de vivre comme leurs parents sans disposer de moyens identiques. Et la solution qu’ils ont trouvée est simple : il suffit de continuer à vivre chez eux.

Quitter le nid familial semble en effet plus difficile que jamais puisque quatre milléniaux sur dix habitent toujours chez leurs parents. Et chez les plus de 25 ans, ils sont encore un sur quatre dans ce cas. Autre constat encore plus surprenant : quel que soit leur âge, les sondés pensent tous rester chez papa et maman pendant encore au moins quatre ans. Le but est visiblement de retarder l’échéance le plus longtemps possible. Les hommes pensent généralement s’éterniser plus longtemps (4,8 ans) que les femmes (3,7 ans), et les francophones (4,7 ans) plus que les néerlandophones (3,9 ans).

De plus en plus souvent, les parents ne demandent rien en échange du gîte puisque seul un millénial sur cinq doit apporter une participation financière pour continuer à vivre à la maison. Sans surprise, les jeunes qui n’ont toujours pas quitté le nid familial peuvent donc se permettre un train de vie plus élevé que ceux qui volent déjà de leurs propres ailes : ils dépensent beaucoup plus en vêtements (+84,6 %), en technologie (+67,7 %) et en activités telles que les festivals (+103,6 %).

Soif d’expériences

Même s’ils n’ont pas quitté le nid familial, les milléniaux ont soif de découvrir le monde. Pour 32,2 % d’entre eux, la réussite financière signifie d’ailleurs de pouvoir partir régulièrement en voyage. Les vacances constituent même, avec les frais liés à une maison ou un appartement, leur poste de dépenses le plus important (13,4 %). Cette fibre du voyage est surtout présente chez les moins de 25 ans, 41,8 % d’entre eux estimant que réussite financière rime nécessairement avec voyages.

Il est par ailleurs très surprenant de constater que même les difficultés financières ne les empêchent pas de parcourir le monde. « Si on les interroge sur les dépenses qu’ils effectuent à crédit, près de la moitié des moins de 25 ans (44,9 %) admettent passer par cette formule pour financer un voyage. Et les parents semblent eux aussi prêts à mettre la main à la poche pour permettre à leur progéniture de voir du pays. Un phénomène beaucoup plus fréquent en Flandre (23,1 %) qu’en Belgique francophone (14,0 %) », explique Steven De Backer, Head of Communication de Keytrade Bank.

Le temps n’a pas de prix

Si la génération des baby-boomers a pu compter sur des taux d’intérêts élevés, de belles possibilités de déduction des intérêts hypothécaires et un contexte financier favorable, la nouvelle génération est elle confrontée à une situation totalement différente.

« Pour conserver le même style de vie que leurs parents, les milléniaux ne peuvent plus appliquer les mêmes recettes pour se constituer un patrimoine. Ils sont, par exemple, peu nombreux à profiter des avantages fiscaux de l’épargne-pension. À l’heure actuelle, seuls 39,9 % d'entre eux déclarent cotiser à un plan de ce type. Et ce n’est qu’à partir de 30 ans que cette nécessité commence à se faire ressentir », précise De Backer.

Les possibilités de placement ne sont pas non plus suffisamment exploitées. Seul un millénial sur huit (13,8 %) déclare investir, alors qu’il pourrait pourtant s’agir d’une solution intéressante compte tenu du temps dont ils disposent pour répartir leurs risques. Le temps fait manifestement partie de ces choses qui ne s’achètent pas, et les milléniaux en ont justement en suffisance.

« Toute personne qui dispose d’une épargne, qui cotise à un plan d’épargne-pension et possède une somme dont elle n’a pas besoin dans l’immédiat a tout intérêt à trouver une solution pour faire fructifier cet argent. Les plans d’épargne en fonds tels que Keyplan constituent, à cet égard, un complément d’épargne idéal. Ils offrent en effet une solution de diversification et sont, en outre, très accessibles puisque l’on peut y souscrire à partir de 25 euros. »

Vertrouwen of overschatting?

Curieusement, l’étude montre que les milléniaux veulent non seulement vivre de la même manière que leurs parents mais tiennent aussi à épargner comme eux, malgré une réalité économique et financière totalement différente. En fait, ils ne connaissent guère les alternatives s’offrant à eux ou les considèrent comme trop risquées. La confiance financière qu’ils affichent (78 % se déclarent raisonnablement voire très confiants quant à leur avenir financier) ne cadre donc pas avec leur comportement.

« Nous devons sensibiliser les jeunes aux solutions qui s’offrent à eux pour compléter leur traditionnel livret d’épargne. L’économie a besoin de la génération des milléniaux pour passer à la vitesse supérieure, mais la manière dont ceux-ci épargnent est à l’exact opposé de l’esprit d’entreprise dont ils font de plus en plus preuve ».

Définition d'un fonds : par fonds, nous entendons 'organisme de placement collectif' (« OPC »). L'OPC est un terme général qui désigne des institutions qui recueillent leurs moyens financiers auprès du public et dont l'activité consiste à gérer un portefeuille d'instruments financiers. Le terme « fonds » regroupe dès lors tant les sociétés d'investissement (comme les sicav ou les sicaf) que les fonds communs de placement, ainsi que leurs compartiments.

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