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Acheter une habitation maintenant ou attendre encore ? 5 aspects à envisager

Cet article a été publié:

10/03/2021

Près des trois quarts des ménages belges habitent dans leur propre logement. Souvent, c’est une bonne idée : vous investissez dans un bien qui vous appartiendra et votre habitation pourra prendre de la valeur. Et si vous remboursez votre crédit à temps, vous y gagnerez aussi plus tard en confort de vie. En revanche, les personnes plus âgées qui payent encore un loyer devront y sacrifier une grande partie de leur pension.

Tant que vous considérez votre logement comme un lieu de vie à long terme (et non comme un placement), il est généralement judicieux d’acheter maintenant plutôt que d’attendre des années. Cependant, plusieurs éléments peuvent peser dans la balance.

1. Votre situation financière

C’est en quelque sorte le facteur le plus important pour déterminer si vous êtes prêt(e) à vous lancer. Il est important de répondre à deux questions :

> À combien peut s’élever votre apport propre ? Acheter une habitation sans apport propre ou avec un apport propre limité est risqué, tant pour vous que pour la banque auprès de laquelle vous contractez un prêt. Idéalement, vous devriez pouvoir couvrir au moins 20 % du prix d’achat, les droits d’enregistrement et les frais de notaire. Dans la pratique, ce n’est cependant pas toujours possible. Selon votre situation, la banque pourra marquer son accord sur la base d’un apport inférieur, dans la mesure où il répond aux exigences minimales de la Banque nationale de Belgique. Mais en règle générale, vous obtiendrez de meilleures conditions de crédit avec un apport propre plus important.

> À combien peuvent s’élever vos remboursements ? Bien que cette question semble évidente, mieux vaut y réfléchir deux fois plutôt qu’une. Si vous optez pour un taux d’intérêt fixe, vos paiements ne changeront pas pendant la durée du prêt et il sera plus facile de prévoir si vous pourrez vous permettre les paiements futurs. Souhaitez-vous faire une simulation ? Notre prêt immobilier en ligne KEYHOME fonctionne avec des taux d'intérêt fixes.

Si vous optez pour un taux variable, il est possible que vous puissiez vous permettre les paiements maintenant, mais plus s’ils augmentent à l’avenir. Si vous envisagez de souscrire un taux d’intérêt variable, lisez donc attentivement les conditions de l’offre et l’augmentation maximale du taux. Si vous ne voulez pas ou que vous ne pouvez pas supporter le risque, mieux vaut sans doute s’abstenir.

Quelques règles de base :

  • Avec un taux d'intérêt fixe, vous avez plus de garanties, avec un taux d'intérêt variable, un peu moins.
  • Plus l'apport en capitaux propres est faible, plus le taux d'intérêt est élevé.
  • Plus la durée de l’emprunt est longue, plus le taux est élevé.
  • Dans le cas des intérêts variables : en général, plus le taux d'intérêt est révisé fréquemment, plus le taux d'intérêt est bas au départ.
  • En cas de taux variable, la loi stipule que le taux d’intérêt initial ne peut jamais augmenter plus qu’il ne peut diminuer. Par conséquent, le taux d’intérêt peut tout au plus doubler.

2. Votre avenir financier

Si vous venez de changer d’emploi ou que vous l’envisagez, ou si vous vous attendez à un grand bouleversement au niveau de vos revenus, il n’est généralement pas opportun d’acheter une maison. Dans ce cas, mieux vaut attendre un peu plus de stabilité.

Et même si vos finances sont parfaitement en ordre, il est toujours recommandé d’avoir un plan de secours en cas d’imprévu, comme un licenciement ou un problème de santé. Cela signifie généralement qu’il est conseillé de se constituer une réserve financière avant d’acheter une maison – une réserve vous ne devrez pas affecter à l’achat en lui-même ou à la rénovation de votre logement.

Selon votre situation personnelle, il est recommandé de prévoir un tampon financier de 3 à 6 mois de revenus nets du ménage. Cette réserve pourra également s’avérer utile en cas de frais soudains. En effet, vous n’aurez plus de propriétaire que vous pourrez appeler en cas de problème.

3. Votre engagement à long terme

Vous attendez des triplés ? Vous changez régulièrement de travail ? Vous rêvez souvent de prendre le large, ou votre chéri(e) vit au Portugal ?

L’achat d’une habitation entraîne un coût et un engagement considérables. En outre, une partie des frais ne sont pas récupérables.

Si vous achetez une habitation, mieux vaut y habiter effectivement pendant au moins 5 ans afin d’éviter le risque de devoir vendre à perte. S’il n’est pas envisageable pour vous de rester au même endroit pendant tout ce temps, ce n’est sans doute pas le moment d’acheter.

4. Le marché actuel de l’immobilier et du crédit

Actuellement, la demande immobilière est toujours en hausse. C’est dû à une combinaison de toutes sortes de facteurs : conditions de crédit avantageuses, avantages fiscaux, développements sociaux (croissance démographique et réduction de la taille des ménages), etc.

Cette ruée sur l’immobilier résidentiel a un côté sombre. Le marché immobilier belge est surévalué, de 13,5 % en moyenne sur les neuf premiers mois de 2020, à en croire la Banque nationale de Belgique (BNB). Une surévaluation n’est pas anormale en soi – le marché est même surévalué depuis des années. Néanmoins, les chiffres pour 2020 montrent presque un doublement par rapport à 2019.

Et aujourd’hui, les acheteurs potentiels doivent faire face à un deuxième casse-tête : jusqu’où s’étendront les ravages de la crise du coronavirus sur notre économie et l’emploi ? Surtout si la situation s’améliore et que les pouvoirs publics restreignent l’afflux de liquidités, le marché et les prix de l’immobilier s’en ressentiront.

Quiconque souhaite acheter une habitation aujourd’hui fait face à un dilemme. D’un côté, les avantages d’un logement à soi sont clairs comme de l’eau de roche et personne ne veut rater le coche ; de l’autre, le risque d’acheter au mauvais moment est réel. Cependant, comme il est impossible de prédire avec précision le comportement des taux d’intérêt ou des prix de l’immobilier, ce ne sont pas des facteurs décisifs. Il vaut seulement la peine de les prendre en considération.

Tant que vous considérez votre futur chez-vous comme un lieu de vie à long terme, il est généralement avisé d’acheter. Car dans ce cas, même si vous passez à l’action « au mauvais moment », le marché aura bien le temps de se rétablir.

5. Votre volonté de mettre la main à la pâte

Pour terminer, les tracas d’un propriétaire ne sont pas ceux d’un locataire. Toutes les réparations et tous les entretiens nécessaires seront à votre charge, que vous vous en occupiez personnellement ou que vous payiez quelqu’un. Il est possible que votre jardin vous demande plus de travail, par exemple, sans parler d’autres charges. Ce qui n’est pas un problème pour certains peut s’avérer fastidieux pour d’autres : avant de vous décider, n’oubliez donc pas de vous demander si vous êtes prêt(e) à assumer les responsabilités supplémentaires que vous accepterez avec les clés de votre demeure.




Cette communication ne contient ni un conseil d’investissement ou recommandation, ni une analyse financière. Aucune des informations contenues dans cette communication ne doit être interprétée comme ayant une valeur contractuelle d’aucune sorte. Cette communication n’est produite qu’à des fins indicatives et ne constitue en aucun cas une commercialisation de produits financiers. Keytrade Bank ne pourra être tenue responsable des décisions prises sur la base des informations contenues dans cette communication, ou de son utilisation par un tiers. Avant d'investir dans des instruments financiers, veuillez-vous bien informer et lire attentivement le document Aperçu des caractéristiques et risques essentiels des instruments financiers que vous trouverez dans la section Formulaires et documents sur keytradebank.be.

 



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